Le discounter allemand Aldi gagne des parts de marché en France

Publié le par Stéphane Jeanneteau

Le discounter allemand Aldi gagne des parts de marché en France
Les chaînes allemandes à bas prix Lidl et Aldi ont recommencé à gagner des parts de marché en France dans un contexte de concurrence exacerbée, alors que les autres enseignes ont stagné, indique une étude de TNS Worldpanel publiée jeudi.
La part de marché de Lidl, leader du hard-discount en France, a vu sa part de marché augmenter à 4,3% fin juin, contre 4% un an plus tôt, indique TNS Worldpanel.Aldi, autre enseigne allemande de hard-discount, a aussi augmenté sa part, à 2,2% contre 2,1%. Le hard-discount (Lidl, Aldi, Netto, Leader Price, Ed), qui pèse autour de 13% du marché de la distribution, reprend ainsi des couleurs en France, après deux années difficiles.
Les parts des autres enseignes sont restées inchangées. Les Centres E.Leclerc demeurent la première enseigne en France, avec 17,1% de part de marché, suivi de Carrefour, à 14%."Lidl a réussi l'exploit de gagner entre 0,2 et 0,5 point de part de marché, depuis début 2007, soit +0,3 point sur l'année, la plus forte hausse du marché", souligne l'étude, qui explique cette progression par les ouvertures de magasins et le référencement de grandes marques internationales.
TNS Worldpanel souligne que la concurrence entre distributeurs s'est accrue depuis le début de l'année, soutenue par la réforme de la loi Galland sur la revente à perte et la publicité télévisée, qui était interdite à la profession jusqu'au 1er janvier 2007.
"Cette concurrence s'est traduite par une augmentation des promotions et une baisse des prix des produits de grandes marques", a commenté à l'AFP Gaëlle Le Floch, analyste de TNS Worldpanel.
Le chiffre d'affaires des produits de grande consommation de marques vendus en promotion entre juin 2006 et juin 2007 a augmenté à 20%, voire 30% dans certaines enseignes, contre 19,1% un an plus tôt, a-t-elle précisé.
Les prix des produits de grandes marques ont baissé de 4% en un an, grâce à la réforme de la loi Galland. Pourtant, les consommateurs n'ont pas aperçu les efforts des distributeurs, puisque 81% des foyers déclarent ne pas avoir remarqué de baisse des prix dans leur magasin habituel et 52% estiment que l'alimentation a augmenté dans leur budget.
L'étude montre aussi que le pouvoir d'achat est la première préoccupation des Français au moment même où le gouvernement a décidé d'en faire un de ses thèmes majeurs, notamment en achevant rapidement la réforme de la loi Galland qui devrait se traduire par une baisse des prix.

Source : www.agefi.com

 

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