Le SOA manque de clients en France
D'après l'étude publiée par IDC ce mois-ci, les architectures orientées services, dites SOA, ne représentaient que 1 % du marché des logiciels et des services dans l'Hexagone en 2006.
Stéphanie Renault , 01net., le 25/09/2007 à 15h15
Avec un marché français évalué à 326 millions d'euros en 2006 par IDC, le SOA - architecture orientée services - reste un petit créneau. « C'est un secteur qui est encore en phase d'évangélisation, même si des projets existent et si certains grands comptes s'y sont lancés », estime toutefois Franck Nassah, consultant d'IDC sur le sujet. Ces 326 millions d'euros se répartissent entre services et logiciels (respectivement 76 et 24 %) mais ne représentent que 1 % du marché total des logiciels et des services.
Selon les conclusions de l'étude publiée ce mois-ci par le cabinet d'analyses, les entreprises n'ont pas adopté le SOA aussi rapidement que le marché l'escomptait. Pourtant, elles apparaissent convaincues de l'intérêt de cette architecture et des bénéfices qu'elle apporte, détaillés par IDC : « Générer de meilleurs résultats à travers une réduction des coûts liés à la consolidation des applications, une meilleure satisfaction clients grâce à une vue améliorée et unique de chaque client, une capacité d'innovation plus forte... »
2 milliards d'euros en 2011
Il faut dire également que le SOA vise une cible réduite : les entreprises de plus de 1 000 salariés, environ 500 en France. « En 2011, le marché français devrait atteindre 2 milliards d'euros, ce qui ne représentera que 4 à 5 % du marché des logiciels et des services », explique Franck Nassah.
Quoi qu'il advienne, le SOA semble souffrir d'un manque de définition claire, et reste très conceptuel, aussi bien pour les clients que pour les fournisseurs. « Il n'existe pas de définition claire de ce qu'est le SOA aujourd'hui. Ce n'est pas une technologie, mais une façon de concevoir et de déployer ses applications. C'est une combinaison de différentes couches applicatives composées de briques modulaires et réutilisables. Mais il faut avouer que même les fournisseurs de technologie ont du mal à se mettre d'accord entre eux sur une définition précise », souligne le consultant d'IDC, avant de prédire « qu'à terme l'industrie devrait toutefois faire émerger un standard ».
Source : www.01net.com