Quatre grandes enseignes de distribution de meubles demandent à ce que cette ouverture soit légalisée.

Publié le par Stéphane Jeanneteau

110_f_395742_kf8wywozjp1cix8byjcwoixi6vnzng.jpgConforama, Ikea, Alinea et But s'y mettent également. Les représentants des quatre grandes entreprises de la distribution du meuble en France ont demandé, mardi 2 octobre, la possibilité de bénéficier aussi de l'ouverture le dimanche pour leurs magasins dédiés à l'ameublement en Ile-de-France. 
"Nous ne voulons pas l'ouverture généralisée des magasins le dimanche mais le maintien de l'ouverture le dimanche des magasins d'ameublement en Ile-de-France", a déclaré Christophe Cuvilier, président de Conforma (PPR), leader de l'ameublement en France, à l'occasion d'une conférence de presse commune avec Ikea, But et Alinéa.
Les représentants des enseignes Crozatier, Fly et Atlas, absents, sont solidaires de la démarche.
 
"La fermeture le dimanche représente une menace grave pour l'emploi, pour notre chiffre d'affaires et pour nos clients qui plébiscitent le dimanche pour venir faire leurs courses. C'est pourquoi nous demandons la supension des actions menées à notre encontre et l'ouverture de négociations entre l'Etat, les syndicats et nous", a plaidé Christophe Cuvilier. Il a annoncé qu'il maintiendrait "le doublement de la rémunération le dimanche" si cette ouverture était légalisée.
Selon leurs responsables, les 60 magasins des enseignes Ikea, Conforama, Alinéa, But, Crozatier, Fly et Atlas en Ile-de-France accueillent 7 millions de visiteurs chaque dimanche, avec 5.000 salariés au travail.
La direction de Conforama s'appuie aussi sur le soutien de plusieurs centaines de salariés qui ont manifesté à deux reprises, en septembre, pour avoir le droit de travailler le dimanche.
Les dirigeants des magasins concernés ont annoncé leur intention de rencontrer la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le secrétaire d'Etat à la consommation, Luc Chatel, pour plaider leur cause. La réflexion sur l'ouverture dominicale fait partie des missions confiées à la première par Nicolas Sarkozy.
 
50.000 euros d'astreinte par succursale et par dimanche travaillé
 
Avec 50% du chiffre d'affaires de la distribution du meuble en France, ces enseignes se mobilisent alors qu'Alinéa, Casa, Fly, Atlas, Crozatier et Conforama du Val-d'Oise avaient été condamnés mi-septembre à payer 10.000 à 50.000 euros d'astreinte par succursale et par dimanche travaillé depuis juin 2007. Le syndicat Force Ouvrière avait engagé une procédure devant le tribunal de grande instance de Pontoise. Il a, mardi soir, annoncé assigner aussi Ikea.
Les magasins en question ouvrent le dimanche depuis des années, sans en avoir l'autorisation, le travail dominical étant interdit hors dérogation. Malgré ces condamnations, ils continuent d'ouvrir, sans pour l'instant avoir à payer les astreintes. Mais l'avocat de FO, Me Vincent Lecourt, a déclaré à l'AFP qu'il en exigerait le paiement.


Source : www.challenges.fr
Publicité

Publié dans Les dossiers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article