La hausse des prix relance la concurrence

Publié le par Stéphane Jeanneteau

C'est la bagarre. Entre les distributeurs et les industriels. Entre les distributeurs aussi. Le consommateur espère bien en profiter.

 

La guerre des prix est déclarée, dans le monde déjà hyper concurrencé de la grande distribution. Les principales enseignes veulent coller à la préoccupation majeure des Français, celle de leur pouvoir d'achat. Elles ont d'autant plus besoin de communiquer sur ce thême et d'apparaître comme « le » champion des prix bas que l'environnement économique n'est guère favorable.

 
 
 
Du mal à s'en passer
 
 
 

L'augmentation généralisée des matières premières alimentaires, sous le double effet de la hausse de la consommation mondiale et de la concurrence des biocarburants, fait s'envoler les tarifs des industriels. Bien au-delà de la simple répercussion des augmentations du lait, des céréales ou du cacao, accuse la grande distribution.

 
 
 

Mais la réalité est là : les spécialités de Lactalis (Président), de Bel (La Vache qui rit), de Ferrero (Nutella), etc. sont plus chères, mais les hypers ont bien du mal à s'en passer tant que les consommateurs les réclament. Seul Michel-Édouard Leclerc a osé écarter six produits.

 
 
 

La hausse des matières premières pèse aussi sur les produits premiers prix et à marque de distributeur. Parce que le coût de ces matières alimente l'essentiel du prix de revient de spécialités aux emballages dépouillés et aux dépenses de pub réduites.

 
 
 

undefinedLes chiffres confirment d'ailleurs le bon sens de Français qui affirment, depuis plusieurs mois déjà, que la facture de leurs achats quotidiens augmente. Le relevé de prix effectué par Panel International pour le magazine LSA a augmenté de près d'un point, passant de + 0,43 % en novembre à + 1,42 % en décembre. « Du jamais vu depuis janvier 1997 », souligne LSA.

 
 
 

Linéaires, autre magazine, constate une progression de 3,6 % de son panier type, après avoir enquêté (les 15 et 16 décembre, puis les 10 et 11 janvier) dans les vingt principales grandes surfaces de Rennes.

 
 
 

Enfin, l'indice officiel de l'Insee enregistre un plus 2,6 % sur douze mois des prix à la consommation, au mois de décembre, ce qui ne s'était pas vu depuis mai 2004. Sous l'influence des prix des carburants, mais aussi des produits alimentaires (+ 3,1 %).

 
 
 

Un cinglant démenti aux prévisions optimistes de Luc Chatel, le secrétaire d'État à la Consommartion, persuadé que la réorganisation des relations entre industriels et distributeurs redonnerait du pouvoir d'achat aux consommateurs.

 
 
 

La bagarre s'annonce donc rude. Entre les grandes enseignes, mais également avec les hard-discounter, à l'aise dans le débat sur les prix, qui reprennent du poil de la bête, à l'image de Lidl. Le consommateur, lui, verra dans cette concurrence l'espoir de limiter la hausse de son ticket de caisse.


Source :  Ouest France

 

 

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Publié dans Les dossiers

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