Renaud Dutreil dresse un satisfecit de la loi qui porte son nom
Renaud Dutreil dresse un satisfecit de la loi qui porte son nom Le ministre des PME et du commerce, satisfait de la baisse des prix consécutive à la réforme de loi Galland, vise désormais le «triple net ». La loi Dutreil II, qui a réformé la loi Galland qui a provoqué une inflation atypique en Europe, aura un an le 2 août. Renaud Dutreil, qui s'est chargé défendre cette loi devant le parlement, a préféré devancer l'anniversaire avant les départs en vacances et en dresser un premier bilan. « Il faut se rappeler des débats très vifs qui ont eu lieu. L'impact le plus important concerne les prix qui vont au bénéfice du consommateur. Pour la première fois depuis dix ans, les prix des grandes marques ont baissé. Il y a quatre ans, leur inflation atteignait 4 % l'an. Sur 170 milliards d'E qui correspondent au chiffre d'affaires des PGC, 1 % correspond à 1,7 milliard d'E, qui ont été rendus au consommateur ». Le ministre, en charge des PME, a annoncé la création et le suivi d'un baromètre d'activité des PME en grandes surfaces et n'exclut pas des actions économiques ou juridiques, tel le renforcement de l'encadrement des accords de gamme, pour les soutenir face aux multinationales. Il a également ressuscité, à la surprise générale, la Commission d'Examen des Pratiques Commerciales (CEPC), dont le nouveau président, Pierre Leclerc, est conseiller à la Cour de Cassation. La CEPC est missionnée par le ministre pour élaborer le rapport d'étape prévu pour la loi Dutreil fin 2007 et préparer une nouvelle modification de la loi pour parvenir au «triple net », c'est-à-dire laisser la liberté aux industriels et aux distributeurs d'utiliser la totalité des marges arrière dans les prix.