Tesco, le Carrefour anglais, se lance dans l'édition de logiciels

Tesco, le Carrefour anglais, se lance dans l'édition de logiciels Les consommateurs britanniques pourront acheter une suite bureautique ou un antivirus sous la marque de ce distributeur. Hélène Puel , 01net., le 02/10/2006 à 18h00 Hier magasin alimentaire, aujourd'hui fournisseur d'accès à Internet ou encore opérateur mobile... Demain, Tesco ajoutera une corde supplémentaire à son arc : l'édition de logiciels. Le géant britannique de la distribution va lancer dans le courant du mois d'octobre six packs logiciels sous sa propre marque. La gamme des produits s'étendra à des outils de sécurité, à un assistant de gravure pour CD et DVD, en passant par un éditeur de photos. Elle devrait même comprendre une suite bureautique incluant traitement de texte, tableur et base de données. Tesco vient ainsi chatouiller Symantec ou Microsoft dans leur pré carré, sur un marché mondial que le britannique estime à 8,5 milliards de livres sterling (12,6 milliards d'euros). Afin de s'y tailler une part, le supermarché va casser les prix. Il promet que tous les titres coûteront moins de 20 livres sterling, soit un prix inférieur à 30 euros. A titre de comparaison, Microsoft distribue la version standard de sa suite Office 2003 à plus de 450 euros l'unité. Afin de tirer les prix vers le bas, Tesco s'est associé avec le distributeur Formjet. Cette société britannique négocie les droits territoriaux avec des fabricants de logiciels comme Panda Software ou encore l'éditeur de suite bureautique Ability Software International. Les produits seront tout d'abord disponibles dans une centaine de points de vente sélectionnés, pour être commercialisés par la suite dans tous les magasins Tesco. Ils seront vendus seuls ou couplés avec des ordinateurs. Pour l'occasion, un nouveau site Tescosoftware.com va être mis en ligne. Il y dispensera des conseils. Les logiciels pourront également y être achetés. Le supermarché, qui dispose d'un magasin à Calais, n'a pas été en mesure de nous indiquer à ce jour s'ils pourraient l'être depuis la France.