Suisse - Aldi tancé par les syndicats
Un peu plus d'un an après l'inauguration du premier magasin Aldi en Suisse, les Jeunes socialistes zurichois et les syndicats attaquent le disconteur. «Au nom des bas prix, il oppresse et exploite ses employés», critique Andrea Jerger, responsable du dossier Aldi/Lidl pour les Jeunes socialistes zurichois. Les critiques de ces derniers sont multiples. Tout d'abord, Aldi exige que ses employés fassent des heures supplémentaires. Souvent, l'employeur l'annonce à la dernière minute. Le syndicat Syna confirme le problème. «De plus, Aldi exige qu'un emploi en dehors de celui d'Aldi soit annoncé, ce qui viole le droit du travail», déplore Carlo Mathieu, responsable du commerce de détail pour Syna. De son côté, Unia souligne que «Aldi interdit à ses employés de parler aux médias et aux syndicats. L'employeur se réserve le droit d'autoriser ou non un employé à exercer une activité bénévole en dehors de son activité à temps partiel. Il s'agit d'une ingérence dans la vie privée», selon Robert Schwarz, responsable du commerce de détail pour Unia. Aldi se défend. «A part en ce qui concerne nos concurrents, un second emploi est toléré. Nous voulons simplement être informés. Par exemple, en cas d'accident dans un magasin, nous voulons savoir s'il résulte de la fatigue.(….) Concernant enfin l'ingérence dans la vie privée, cela fait partie du passé. Nos contrats ont été modifiés», conclut le porte-parole d'Aldi Sven Bradke.
Le Temps, 28/10/2006, Daniel Eskenazi