Leclerc contre-attaque
La grande distribution : l'actualité
Leclerc contre-attaque
Dans une interview exclusive pour LSA, Michel-Edouard Leclerc lève le voile sur sa stratégie et les étapes de sa contre-offensive.
Nouveaux marchés, nouveaux services, la contre-attaque de Leclerc est lancée. « Tous les nouveaux projets devront se différencier par le prix », prévient Michel-Edouard Leclerc dans l'interview à paraître demain dans l'édition magazine de LSA .
Après Auchan et Carrefour, l'enseigne lancera dans les prochaines semaines ou au plus tard dans les prochains mois une offre discount en téléphone mobile. A la différence de ses concurrents, Leclerc mise sur un système multiservice à l'image des carburants.
Deux semaines après le lancement de la version revue et corrigée de son comparateur quiestlemoinscher.com, Michel-Edouard Leclerc annonce également l'implantation d'une trentaine de comparateurs de prix locaux, consultables directement en magasin.
Enfin, le 4 décembre, l'enseigne lancera musicetmoi.com, un site de téléchargement musical avec un prix par titre de 0,76 euros contre 0,90 euros en moyenne pour le marché.
Retrouvez l'intégralité de cette interview dans l'édition magazine de LSA du 30 novembre 2006, pages 20 à 23.
Double promesse
Coup d’accélérateur sur le non-alimentaire ! Pour Michel-Édouard Leclerc, l’emblématique dirigeant du mouvement d’indépendants, il ne fait aucun doute que la croissance de demain se trouve davantage du côté des produits numériques que de celui des rayons surgelés. Pour preuve: si les diversifications de concepts – les Leclerc Sport et autres Manège à Bijoux – ne représentent que 6,8% du chiffre d’affaires du groupement, elles réalisent plus d’un tiers de la croissance ! C’est pourquoi il multiplie les initiatives.
Dans une interview exclusive à LSA , il dévoile son plan d’ouvertures de magasins, révèle ses ambitions dans le commerce électronique et annonce son arrivée sur de nouveaux marchés.
Si les objectifs sont clairement affichés, les paris ne seront gagnés qu’à la seule condition de respecter une double promesse : celle du concept et celle de l’image. La première consiste à offrir à ses clients un concept clairement défini. Faut-il, par exemple, orienter davantage les hypers et supermarchés vers les produits de grande consommation, quitte à externaliser les rayons non alimentaires ? Un raisonnement qui s’appuie sur le succès des Espace culturel, mais qui va à l’encontre du dogme du tout-sous-le-même-toit.
Voilà pourquoi certains préfèrent partir à la recherche du juste positionnement – et de la bonne rentabilité – pour le non-alimentaire à l’intérieur des GSA. Le choix sera difficile et, quelle que soit la décision prise (probablement un savant dosage entre les deux hypothèses), ce même choix devra être maîtrisé et assumé. Enfin, les dirigeants de l’enseigne ne doivent pas perdre de vue la promesse de base de leur mouvement : le prix bas. Certains concepts (les Manège à Bijoux) ou certains marchés (l’essence) n’auraient pas rencontré un tel succès sans le respect de cet engagement «moral» vis-à-vis des consommateurs.
Or, sur certains secteurs, ce positionnement s’avère souvent introuvable. La question est doncde savoir si les magasins Leclerc parviendront, une nouvelle fois, à casser les verrous idéologiques, économiques ou réglementaires. Arriveront-ils à faire dans la musique en ligne ou la téléphonie mobile cequ’ils ont obtenu dans le pétrole ? Autrement dit, pourront-ils s’approvisionner chez différents fournisseurs afin d’acheter au mieux des minutes de téléphonie alors que leurs concurrents sont généralement pieds et mains liés à un seul et unique vendeur ?
Si tel est le cas, les centres Leclerc gagneront leur pari du non-alimentaire et les marchés en seront quelque peu bouleversés.
Yves Puget,
Nouveaux marchés, nouveaux services, la contre-attaque de Leclerc est lancée. « Tous les nouveaux projets devront se différencier par le prix », prévient Michel-Edouard Leclerc dans l'interview à paraître demain dans l'édition magazine de LSA .
Après Auchan et Carrefour, l'enseigne lancera dans les prochaines semaines ou au plus tard dans les prochains mois une offre discount en téléphone mobile. A la différence de ses concurrents, Leclerc mise sur un système multiservice à l'image des carburants.
Deux semaines après le lancement de la version revue et corrigée de son comparateur quiestlemoinscher.com, Michel-Edouard Leclerc annonce également l'implantation d'une trentaine de comparateurs de prix locaux, consultables directement en magasin.
Enfin, le 4 décembre, l'enseigne lancera musicetmoi.com, un site de téléchargement musical avec un prix par titre de 0,76 euros contre 0,90 euros en moyenne pour le marché.
Retrouvez l'intégralité de cette interview dans l'édition magazine de LSA du 30 novembre 2006, pages 20 à 23.
Double promesse
Coup d’accélérateur sur le non-alimentaire ! Pour Michel-Édouard Leclerc, l’emblématique dirigeant du mouvement d’indépendants, il ne fait aucun doute que la croissance de demain se trouve davantage du côté des produits numériques que de celui des rayons surgelés. Pour preuve: si les diversifications de concepts – les Leclerc Sport et autres Manège à Bijoux – ne représentent que 6,8% du chiffre d’affaires du groupement, elles réalisent plus d’un tiers de la croissance ! C’est pourquoi il multiplie les initiatives.
Dans une interview exclusive à LSA , il dévoile son plan d’ouvertures de magasins, révèle ses ambitions dans le commerce électronique et annonce son arrivée sur de nouveaux marchés.
Si les objectifs sont clairement affichés, les paris ne seront gagnés qu’à la seule condition de respecter une double promesse : celle du concept et celle de l’image. La première consiste à offrir à ses clients un concept clairement défini. Faut-il, par exemple, orienter davantage les hypers et supermarchés vers les produits de grande consommation, quitte à externaliser les rayons non alimentaires ? Un raisonnement qui s’appuie sur le succès des Espace culturel, mais qui va à l’encontre du dogme du tout-sous-le-même-toit.
Voilà pourquoi certains préfèrent partir à la recherche du juste positionnement – et de la bonne rentabilité – pour le non-alimentaire à l’intérieur des GSA. Le choix sera difficile et, quelle que soit la décision prise (probablement un savant dosage entre les deux hypothèses), ce même choix devra être maîtrisé et assumé. Enfin, les dirigeants de l’enseigne ne doivent pas perdre de vue la promesse de base de leur mouvement : le prix bas. Certains concepts (les Manège à Bijoux) ou certains marchés (l’essence) n’auraient pas rencontré un tel succès sans le respect de cet engagement «moral» vis-à-vis des consommateurs.
Or, sur certains secteurs, ce positionnement s’avère souvent introuvable. La question est doncde savoir si les magasins Leclerc parviendront, une nouvelle fois, à casser les verrous idéologiques, économiques ou réglementaires. Arriveront-ils à faire dans la musique en ligne ou la téléphonie mobile cequ’ils ont obtenu dans le pétrole ? Autrement dit, pourront-ils s’approvisionner chez différents fournisseurs afin d’acheter au mieux des minutes de téléphonie alors que leurs concurrents sont généralement pieds et mains liés à un seul et unique vendeur ?
Si tel est le cas, les centres Leclerc gagneront leur pari du non-alimentaire et les marchés en seront quelque peu bouleversés.
Yves Puget,
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