Belgique - Un mariage Ahold - Delhaize ne séduit pas
Belgique - Un mariage Ahold - Delhaize ne séduit pas D’un intérêt sélectif de Delhaize pour certaines activités d’Ahold à une fusion pure et simple entre les deux groupes. Des sources proches des entreprises annoncent en effet la tenue de négociations entre les deux distributeurs. Avec en point de mire une fusion et la montée de Pierre-Olivier Beckers, CEO de Delhaize, à la tête du nouvel ensemble. Si, de son côté, le marché dans son ensemble a salué ces rumeurs, il se montre néanmoins divisé sur la pertinence d’un tel rapprochement. «Pour Ahold, Delhaize c’est une solution de rêve», souligne une analyste bruxelloise. Et certainement un moyen d’échapper à la pression exercée par les hedge funds qui ne cessent d’harceler le management. Mais «ce qui serait est excellent pour Ahold ne le serait pas Delhaize», n’hésite pas à affirmer Pascale Weber, analyste chez KBC Securities. «Le problème est qu’Ahold n’a pas suffisamment investi et donc qu’il faudrait injecter de nouveaux moyens financiers», pointe encore Pascale Weber. Certaines enseignes américaines d’Ahold cadreraient parfaitement avec les chaînes de Delhaize. «C’est pour cela que je préfèrerais que Delhaize se limite à racheter certaines parties d’Ahold aux Etats-Unis. », souligne de son côté Pascale Nachtergaele, analyste chez Delta Lloyd Securities. L'Echo, 21/09/2006, Anne-Sophie BAILLY ![]()
