Fiche enseigne : LCC

Publié le par Stéphane Jeanneteau

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lcc1.jpgLes coopérateurs de champagne
Historique :

Le groupe "LES COOPERATEURS DE CHAMPAGNE" est une société coopérative de consommation anonyme à capital variable issue du regroupement de petites sociétés locales et régionales autour de la coopérative créée en 1902 à Château-Thierry.

 

Comme toutes les Associations Coopératives, la Société des "Coopérateurs de Champagne" a connu des débuts modestes et laborieux. Vers 1902, un petit groupe d’employés et d’ouvriers appartenant pour la plupart à une manufacture d’instruments de musique fonde à Château-Thierry, 48 Grande Rue, une Société coopérative de consommation qu’il dénomme "l’Espérance de Château-Thierry".

 
 

Leur persévérance et leur confiance finissent par triompher de tous les obstacles. Peu à peu la petite "Espérance de Château-Thierry" attire sur elle l’attention d’un nombre sans cesse grandissant de consommateurs qui se rendent compte des efforts fournis et des résultats obtenus.

Le premier local fait place, quelques années plus tard,à un magasin mieux agencé. Le nombre d’articles répartis augmente progressivement et les prix avantageux pratiqués ne peuvent manquer de frapper l’esprit des consommateurs.

 
 

De 1914 à 1918 c’est la guerre. Avec son cortège de misères dont la ville de Château-Thierry a sa large part, évacuée et occupée à deux reprises, cette cité martyre souffre d’une terrible désorganisation du ravitaillement.

 
 

C’est alors que la courageuse "Espérance de Château-Thierry" montre tout le civisme et tout le désintéressement qui caractérisent les sociétés coopératives. Elle assume la très lourde tâche de ravitailler la population à un moment où les besoins sont considérables et les difficultés de répartition des denrées s’amoncellent constamment.

 
 

dormansweb.jpgEn 1917, M. Ernest COUVRECELLE qui avait été militant puis Commissaire aux Comptes, devient Directeur de l’Espérance. A l’époque "l’Espérance de Château-Thierry" exerce son activité dans la seule ville de Château-Thierry. Les communes environnantes constatant les bienfaits coopératifs sollicitent avec insistance la création de succursales de la Société dans leurs localités.

 

Par suite de ce développement et de l’augmentation constante du nombre de magasins à ravitailler, la société est amenée à rechercher des locaux en rapport avec son accroissement d’activité. Ceux de la Grande Rue deviennent notoirement insuffisants. On s’installe donc avenue de la République, toujours à Château-Thierry, dans un entrepôt qui malheureusement sera détruit en partie par un incendie, en 1923.

 

Entre temps "l’Espérance de Château-Thierry" modifie sa raison sociale et devient "l’Espérance Régionale de Château-Thierry".

 

"L’Espérance de Château-Thierry" engage vers 1923, des pourparlers avec la société soeur "l’Union Coopérative Régionale de Villers-Cotterêts" qui a également de beaux titres de gloire et dont l’activité s’étend dans le Soissonnais.

 

L’entente se fait rapidement et les deux sociétés décident la fusion qui donne naissance à "l’Union des Coopérateurs du Sud de l’Aisne". Les succursales sont au nombre de 76.

 

Jusque là l’activité de la société s’exerçait dans le seul département de l’Aisne (arrondissements de Château-Thierry et de Soissons). Cette situation est de courte durée : Vers 1925 la Société est obligée, pour des raisons d’ordre moral et coopératif, de prendre en gestion "l’Union des Coopérateurs de la Marne" dont le siège social est à AY près d’Epernay, et qui possède une cinquantaine de magasins dans les département de la Marne et de la Seine et Marne.

 

Cette Société se trouve dans une situation extrêmement critique, par suite d’une mauvaise gestion. Pendant plusieurs années "l’Union des Coopérateurs du Sud de l’Aisne" doit faire des efforts considérables pour redresser la situation, résorber progressivement le déficit constaté et ramener la confiance dans l’esprit des sociétaires tout en sauvant l’épargne des coopérateurs de la Marne.

 

ferte-cachotweb-500x349.jpgCette tâche délicate et ardue est menée à bon terme et en 1929 la Société peut accepter la fusion en englobant "l’Union des Coopérateurs de la Marne" dans son sein, elle efface ainsi tous les mauvais souvenirs pour les coopérateurs de cette région. Nous comptons alors 129 magasins. Le chiffre d’affaires est de 51 millions de francs.

 

Après 1929 le développement se poursuit avec une grande vigueur tant par l’ouverture de nouveaux magasins de vente que par les fusions réalisées avec de nombreuses sociétés coopératives parmi lesquelles : "La Ruche Monterelaise" et "Le Groupement d’Achats en Commun des Services Publics de Reims".

 

En 1931 intervient un événement important dans la vie de la Société : la fusion avec "l’Union des Coopérateurs de l’Aube" dont le siège social est à TROYES, Bd Victor Hugo, et l’activité se situe en dehors de cette ville, dans de nombreuses localités du département de l’Aube. Après cette fusion, le rayonnement de la Société s’étend en grande partie sur l’ensemble du territoire de l’ancienne province de Champagne.

 

L’Assemblée Générale de 1931 décide de modifier la raison sociale qui devient "LES COOPÉRATEURS DE CHAMPAGNE".

 

En 1939, à la veille de la guerre, trente sept années après leur fondation et vingt ans après leur début comme société de développement "Les Coopérateurs de Champagne" possèdent :

  • Trois entrepôts généraux : Etampes sur Marne, Sens et St Julien les Villas.
  • 400 succursales réparties sur 8 départements
  • 175 services de tournées à domicile par voitures automobiles et hippomobiles.

Ils groupent plus de 70.000 familles adhérentes et leur chiffre d’affaires atteint 180 millions de francs.

 

Vertusweb.jpgLa guerre de 1939-1945 : période tragique de l’histoire de la société. Dès la mobilisation le départ aux armées de la plupart des membres du personnel et des gérants, les réquisitions massives de son parc automobile et plus particulièrement des camions de gros tonnage, jettent la perturbation dans son fonctionnement.

 

Dès la fin des hostilités, le retour à une situation économique normale et à la liberté commerciale, la société doit rechercher à la fois le développement de son activité générale et la poursuite de sa reconstitution définitive. Tant au point de vue matériel qu’immobilier.

 

La tâche est ardue et considérable. D’autant plus que la conjoncture économique nécessite la mise en jeu de capitaux sans cesse plus importants. L’élévation des prix et la dépréciation monétaire s’accentuent d’année en année à partir de 1945.

 

La société doit reconstituer ses stocks, rénover son matériel automobile et l’agencement de la plupart de ses magasins tout en assurant les travaux de reconstruction immobilière de ses entrepôts.

 

Pour être toujours de son temps et occuper une place enviée dans le Mouvement Coopératif Français, aussi bien que dans le monde de la distribution moderne, la société doit faire face aux multiples problèmes sans cesse renouvelés de cette permanente évolution.

 

De 1949 à 1955 : Au siège de la société, à Etampes sur Marne ; c’est la construction en cinq tranches de nouveaux bâtiments en ciment armé pour abriter services d’entrepôts et bureaux. Mais bientôt, pour faire face au développement de cette activité particulière qu’est l’ameublement, une nouvelle "centrale" de 6 500 m2 sort de terre en 1964. Elle sera portée à 13 500 m2 en 1968.

 

De nouvelles fusions se réalisent. Il s’agit de petites coopératives locales qui étaient restées incluses dans le territoire attribué vers 1953 aux Coopérateurs de Champagne, Société de Développement. On note : Montargis S.N.C.F. en 1965 ; l’Économe de Sens en 1966 ; Nemours en 1968.

 

Simultanément, le "Front de Vente" évolue en assurant sa reconversion vers le libre-service (le premier est ouvert à Reims Maison-Blanche en Décembre 1959. On en compte 51 fin 1962, 103 fin 1966 et 218 fin 1971) ; en s’adaptant aux nécessités nouvelles et aux besoins nouveaux du consommateur : implantation dans les nouveaux quartiers des agglomérations, ouvertures de nombreux supermarchés et même, en 1970, de deux hypermarchés de 4.000 m2 à Epernay et Montereau. On assiste à une diminution progressive du nombre total des points de vente largement compensée par une forte augmentation des surfaces de vente. Des magasins de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers, de mètres carrés remplacent des succursales qui n’en mesuraient que 25 ou 40.

 

Une grande expérience est tentée en 1967 : ouvrir un magasin consacré à satisfaire uniquement ces besoins nouveaux que sont le confort et les loisirs. C’est CLUB, à Troyes. Un prototype dans le Mouvement Coopératif français qui, malheureusement détruit par un incendie en 1971, renaîtra agrandi et amélioré sept mois plus tard.

 

Le parc automobile suit ce mouvement d’évolution et de rénovation afin d’assurer des livraisons sans cesse plus rapides et plus souples. Des centaines de véhicules sont acquis, aménagés et entretenus. Les méthodes de travail subissent elles aussi des transformations profondes pour s’adapter à l’époque.

 

En résumé c’est une période de forte expansion réalisée avec prudence en une époque difficile dont on a tout lieu de penser qu’elle n’est pas achevée. Elle fait suite aux époques "romantique", "de grand rayonnement" et "tragique" qui ont marqué la vie de la Société. D’autres pages viendront bientôt s’ajouter à celles-ci pour compléter l’histoire des COOPÉRATEURS DE CHAMPAGNE.

 

Souppes3-500x375.jpgDepuis le premier juillet 2006 les magasins du groupe sont passés à l’enseigne : LEADER PRICE

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Publié dans Les enseignes

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